Une manière de rendre service qui évolue avec la société



Publié dans l'épisode n°2 - La gestion des services urbains le Mercredi 18 mars 2009.
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La collecte sélective

La manière de rendre les services urbains en 2009 est bien différente de celle qui avait cours en 1969. Les possibilités techniques, le contexte réglementaire comme les besoins à satisfaire ne sont plus les mêmes. Les services urbains sont sortis de cette période fondatrice d’équipement de l’agglomération pour entrer dans une nouvelle ère marquée par l’ouverture à de nouvelles problématiques de gestion.

Positionné à l’interface entre l’homme et l’environnement, les services urbains vont intégrer de façon précoce les enjeux écologiques propres au développement urbain. Dans le même temps, les usagers-habitants vont se montrer de plus en plus exigeants par rapport à tout ce qui peut influer sur leur qualité de vie ; la gestion de l’eau, des déchets, des voiries, des espaces publics, etc. sont alors en première ligne. Par ailleurs, les méthodes de gestion usitées dans le monde de l’entreprise tendent à se diffuser au sein du secteur public, donnant une place prépondérante aux “managers” par rapport aux techniciens. Qualité, durabilité et efficience apparaissent ainsi comme trois mots-clés de l’évolution des services urbains au cours des quarante dernières années.



Le service de la propreté aujourd’hui



Témoignage de Claude MANSAT : “Les gestionnaires tendent à prendre la place prépondérante qu’avaient les techniciens par le passé”

Claude MANSAT : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - Ingénieur subdivisionnaire au service de la propreté jusqu’en 1978 – Responsable de l’usine d’incinération de Gerland jusqu’en 1985 – Responsable de la station d’épuration de Pierre-Bénite jusqu’en 1989 – Responsable de l’ensemble des stations d’épuration jusqu’en 1999 – Responsable du service circulation de la direction de la Voirie



Témoignages de Jean-Pierre BUE et Gérard CAVIGLIA

Jean-Pierre BUE : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable de la subdivision électromécanique au sein du service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service assainissement jusqu’en 1990 – Directeur de l’eau (adduction et assainissement) jusqu’en 1997 – Directeur de la propreté jusqu’en 1999 – Responsable des grands projets d’aménagement jusqu’en 2005
Gérard CAVIGLIA : entre à la Communauté Urbaine en 1969 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable du bureau étude et exploitation au service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service opérations d’urbanisme au Département Développement Urbain jusqu’en 1991 – Directeur de la voirie jusqu’en 1997 – Directeur de l’eau jusqu’en 2005



Une compétence que la Communauté Urbaine va exercer de sa création jusqu’à la fin des années 1990 : la gestion du service de secours et de lutte contre l’incendie

Source : Images d’archives réalisées par la Compagnie lyonnaise de Cinema/Les films du plateau pour les services des relations extérieures de la Courly.



Un commentaire pour “Une manière de rendre service qui évolue avec la société”

  1. Serge-S. DERDERIAN | Mercredi 18 mars 2009 à 17:11

    Préalablement à notre commentaire, nous devons préciser que le témoignage de Claude MANSAT ne peut pas être activé dans ce chapitre.

    Néanmoins, nous retenons que ces 40 années ont vu les mentalités évoluer de manière très rapide et qu’une capacité d’adaptation du Grandlyon a été nécessaire. Malgré le souci de planifier les actions de la manière la plus raisonnée qu’il soit, les changements qui s’opérent dans la conscience collective obligent parfois à des virages à 180°: pour exemple le fait de passer du “tout voiture” à l’aménagement d’espace.
    Ce changement pouvait être prévue mais nous imaginons qu’il a fallu planifier non seulement les besoins attendus de manière consciente mais également ceux que l’évolution des mentalités pouvait laisser envisager en évitant de heurter la majorité des usagers: à titre personnel, je me souviens avoir entendu dire à plusieurs reprises, alors que nous circulions très bien à LYON et des changements s’opéraient: “LYON n’aime plus la voiture”.
    Pour ce qui concerne le traitement des déchets et l’utilisation intelligente de l’énergie issue de l’incinération, des matériaux qui en découlent (machefer, etc…), j’espère ne pas entendre “Le Lyonnais est avare”.
    Encore une fois, nous avons la preuve que les mentalités résistent aux changements et seule l’apparition largement entendue de la nécessité mène vers la prise de décision partagée.
    Sans la mise en place du Grandlyon, les difficultés qui sont exposées auraient très certainement été insurmontées et nous ne pourrions pas imaginer l’approche d’un statut de métropole.

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