Des modes de gestion qui mobilisent le savoir-faire du secteur public et celui du secteur privé



Publié dans l'épisode n°2 - La gestion des services urbains le Mercredi 18 mars 2009.

photo

Des compétences internes fortes

En 1986, la distribution de l’eau change d’époque. La sollicitation d’opérateurs privés, via une délégation sous forme d’affermage, met fin à 86 ans de régie directe. Cet « évènement » illustre une caractéristique de la gestion publique communautaire qui ne va cesser de s’affirmer au fil des années : la volonté de croiser les compétences du secteur public et du secteur privé pour tirer partie de leurs apports respectifs tout en réduisant leurs lacunes.

La coexistence de ces deux modes de gestion – régie directe/délégation à opérateur privé – dans les services urbains est le reflet d’un certain pragmatisme, d’une volonté politique et des nécessités historiques.



Le service de la propreté hier



Témoignage de Jean-Pierre BUE et Gérard CAVIGLIA : “Faire-faire sans savoir faire c’est laisser faire”

Jean-Pierre BUE : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable de la subdivision électromécanique au sein du service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service assainissement jusqu’en 1990 – Directeur de l’eau (adduction et assainissement) jusqu’en 1997 – Directeur de la propreté jusqu’en 1999 – Responsable des grands projets d’aménagement jusqu’en 2005
Gérard CAVIGLIA : entre à la Communauté Urbaine en 1969 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable du bureau étude et exploitation au service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service opérations d’urbanisme au Département Développement Urbain jusqu’en 1991 – Directeur de la voirie jusqu’en 1997 – Directeur de l’eau jusqu’en 2005



Témoignage de Claude MANSAT : “Ce double mode de gestion nous permet de conserver une expertise interne tout en étant stimulé par l’opérateur privé”

Claude MANSAT : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - Ingénieur subdivisionnaire au service de la propreté jusqu’en 1978 – Responsable de l’usine d’incinération de Gerland jusqu’en 1985 – Responsable de la station d’épuration de Pierre-Bénite jusqu’en 1989 – Responsable de l’ensemble des stations d’épuration jusqu’en 1999 – Responsable du service circulation de la direction de la Voirie



Un commentaire pour “Des modes de gestion qui mobilisent le savoir-faire du secteur public et celui du secteur privé”

  1. Serge-S. DERDERIAN | Mercredi 18 mars 2009 à 4:47

    Confiance. C’est probablement de cela qu’il s’agit dans ce développement. La confiance n’est pas ou, plus exactement, elle est contractualisée avec des systèmes de surveillances qui, de mon avis, font porter le réel poids du risque sur le privé. Je m’explique.
    Le fait de mettre pareillement en avant les avantages d’un partenariat croisé entre “privé” et “régie” démontre les limites de la confiance dans l’implication de l’autre à comprendre notre propre monde. Le sentiment d’une surveillance réciproque se dégage de ce chapitre qui développe les modes de gestion mobilisant le savoir faire du secteur public et celui du privé.
    D’une certaine manière, il semblerait qu’un certain rapport de force soit, à terme, extrêmement favorable au domaine public qui apprend à partir des compétences du privé tout en gardant la main sur le marché.
    Le degré d’engagement pour une justesse des échanges dans la contractualisation d’un tel marché sont extrêmement dépendant des attentes exprimées et aussi de celle qui ne le sont pas, des représentants de ces deux secteurs: pour preuve ce qui est exprimé par Gérard CAVIGLIA à propos de son sentiment de libération du poids des conflits sociaux et que Jean-Pierre BUE ne semble pas partager.
    Il est grandement dommage que nous n’ayons pas, dans ce chapitre, le témoignage d’un représentant du secteur privé.

Laisser un commentaire