La volonté de Raymond Barre d’étendre le Grand Lyon aux « vraies limites de l’agglomération » n’aboutit pas



Publié dans l'épisode n°15 - La gouvernance métropolitaine le Mercredi 1 janvier 2014.
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Le schéma de référence Développement durable de la RUL (© Région Urbaine de Lyon)

Nouveau maire de Lyon et président du Grand Lyon suite aux élections municipales de 1995, Raymond Barre va sauver l’association RUL, que souhaitent alors voir disparaitre les présidents du conseil régional et du conseil général du Rhône. Prolongeant l’ambition de son prédécesseur de faire de Lyon une métropole internationale, puissante économiquement, Raymond Barre souhaite en effet préserver une scène interdépartementale de discussion, ceci laissant ouverte la possibilité d’une évolution de ses prérogatives à l’avenir. La RUL va donc poursuivre son travail de sensibilisation et d’interconnaissance avec notamment l’organisation de forums autour des problématiques d’intérêt métropolitain : logistique, développement durable, fonctions métropolitaines, périurbanisation. Certains de ces travaux aboutiront même à l’adoption de référentiels stratégiques : schéma de cohérence logistique en 1997, schéma de référence développement durable en 1999.

Parallèlement à ce réinvestissement de la RUL, Raymond Barre va également formuler et tenter de mettre en œuvre une autre volonté : élargir le périmètre du Grand Lyon aux « vraies limites de l’agglomération ». Mais ce projet va susciter une telle levée de boucliers du côté des communes, intercommunalités et départements concernés qu’il se soldera par un échec. Plusieurs communautés de communes vont se constituer autour du Grand Lyon afin de stopper toute possibilité d’intégration unilatérale. Après l’impossibilité de mettre en place une véritable instance de décision métropolitaine qu’avait révélé le mandat de Michel Noir, voici que la perspective d’une extension significative du périmètre communautaire se trouve obstruée. Les années 1990 font prendre conscience progressivement que l’idée que l’intégration institutionnelle pourrait un jour mettre en adéquation les périmètres de gestion et l’espace de fonctionnement du territoire (ce qu’on appelle le « territoire fonctionnel ») apparaît comme une vue de l’esprit. L’idée d’une forme institutionnelle unitaire qui correspondrait à l’aire urbaine lyonnaise est par conséquent abandonnée, du moins provisoirement. Pour les années qui suivent, il ne reste d’autres choix au Grand Lyon que de développer les dispositifs de coopération souple avec les territoires qui l’entourent.



Le repositionnement de la RUL

Anne DUBROMEL : A intégré l’association Région Urbaine de Lyon (RUL) en 1991 en tant que chargée de mission - Directrice de la RUL depuis 2002


Paul BOINO : Directeur de l’Institut d’urbanisme de Lyon – auteur d’une thèse sur l’intégration fonctionnelle des centres urbains périphériques dans la métropole lyonnaise – a dirigé les ouvrages « Lyon, la production de la ville » et « Intercommunalité : politique et territoire »



La tentative d’extension de la Communauté Urbaine

Paul BOINO : Directeur de l’Institut d’urbanisme de Lyon – auteur d’une thèse sur l’intégration fonctionnelle des centres urbains périphériques dans la métropole lyonnaise – a dirigé les ouvrages « Lyon, la production de la ville » et « Intercommunalité : politique et territoire »


Anne DUBROMEL : A intégré l’association Région Urbaine de Lyon (RUL) en 1991 en tant que chargée de mission - Directrice de la RUL depuis 2002



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