Bien avant la création de la Communauté Urbaine, les égouts comme premiers canaux de coopération intercommunale !



Publié dans l'épisode n°1 - La création de la Communauté Urbaine le Vendredi 30 janvier 2009.
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Les égouts, premiers canaux de coopération

Durant la première moitié du 20ème siècle, les communes de l’agglomération ont à faire face aux nécessités de l’essor urbain. Les besoins fondamentaux en matière d’adduction d’eau, de traitement des eaux usées, de transports, d’électricité appellent des réponses vigoureuses qui poussent bientôt les communes à s’organiser collectivement. La période sera ainsi marquée par la création de différents organismes de coopération intercommunale, chacun spécialisé sur un domaine technique et portant sur une partie de l’agglomération.

Parmi ceux-ci, le Syndicat Intercommunal d’Assainissement de la Rive Gauche du Rhône jouera un rôle de premier plan dans la progression de l’interconnaissance, de la réflexion conjointe et de l’investissement mutualisé entre les communes de l’agglomération. Ces premiers syndicats contribuent à faire émerger une logique du « faire ensemble » auprès des élus, mais aussi et surtout chez les techniciens communaux qui constituent une sorte d’avant-garde.



Témoignage de Franck SCHERRER : “Il a fallu attendre que le problème des égouts devienne insupportable pour que les communes dépassent leur méfiance réciproque”

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise


Témoignage de Charles DELFANTE : “Il existe déjà une proximité de travail entre les techniciens des différentes communes”

Charles DELFANTE (1926-2012) : Ancien directeur de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL) et de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), Conseiller permanent auprès de l’agence d’urbanisme de Lyon




Un commentaire pour “Bien avant la création de la Communauté Urbaine, les égouts comme premiers canaux de coopération intercommunale !”

  1. Serge-S. DERDERIAN | Vendredi 30 janvier 2009 à 3:58

    C’est la mise en évidence flagrante des gênes réciproques issues d’un manque de concertation et de coopération et de solidarité qui ont su avoir raison des réticences de clochers pour permettre de travailler ensemble.
    Ce travail d’interpénétration est toujours mis à mal en limite de territoire des communes, départements ou région. A petite échelle, les difficultés à mettre en place des agrafes pour lier les différents PLU et les différents SCOT entre eux en manifestent la preuve.

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