Au tout début des années 1990, la Communauté Urbaine fait de l’écologie urbaine une politique d’agglomération à part entière



Publié dans l'épisode n°12 - De l'écologie urbaine au développement durable le Mercredi 1 décembre 2010.
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L'ancienne décharge de la Communauté Urbaine à Genas en 1997 (© Agence d'urbanisme - Lyon)

Si un certain nombre de villes françaises ont commencé à se préoccuper des questions d’environnement dans les années 1980, ce fut d’abord sous l’angle de la préservation et de l’amélioration de la qualité du cadre de vie local. Elles vont conduire deux grandes catégories d’actions : réduction des nuisances et pollution ayant un impact local ; verdissement des espaces publics. Au tournant des années 1990, alors que s’observe la percée politique des Verts aux élections municipales de 1989 et régionales de 1992, l’enjeu de la préservation de l’environnement va prendre progressivement une dimension nouvelle.

Lyon sera justement l’une des premières grandes agglomérations en France à adopter une approche plus ambitieuse des questions environnementales. En juillet 1990, sous l’impulsion de son nouveau président, Michel Noir, la Communauté Urbaine se dote en effet d’une « cellule environnement » placée au sein du Département Développement Urbain. Rebaptisée « mission écologie urbaine » l’année suivante, elle a pour ambition de faire de l’environnement une composante à part entière des actions de l’institution communautaire. Pour diffuser ce nouvel impératif dans les mentalités et dans les modes opératoires du Grand Lyon, la mission écologie urbaine va porter l’élaboration d’une réflexion stratégique sur les questions environnementales à l’échelle de l’agglomération lyonnaise.

Cette démarche va permettre à la Communauté Urbaine de devenir la première intercommunalité de France à rassembler dans un référentiel unique l’ensemble de ses engagements en faveur de l’environnement. En effet, en juin 1992, le conseil de communauté adopte à l’unanimité une première « charte de l’écologie urbaine ». Ce document prévoit un plan d’actions dans les différents domaines traditionnels de l’environnement urbain : énergie, eau, déchets, air, risques, bruit, espaces naturels et agricoles périurbains, végétal urbain. La même année, l’observatoire de l’environnement du Grand Lyon est mis en place pour suivre la mise en œuvre de la charte de l’écologie urbaine, dont les indicateurs (air, bruit, effet de serre…) doivent être pris en compte dans les travaux des différents services.






Lorsque l’environnement devient une préoccupation de Michel Noir

Michel NOIR : Conseiller municipal de Lyon de 1977 à 1983 – Adjoint au maire de Lyon et vice-président de la Communauté Urbaine en charge des affaires économiques de 1983 à 1989 – Maire de Lyon et président de la Communauté Urbaine de 1989 à 1995





Yves VERILHAC : Directeur de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) de 1981 à 1991 – Conseiller en écologie urbaine auprès du président de la Communauté Urbaine de Lyon de 1991 à 1995 – Chargé de la création puis directeur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche de 1996 à 2005 - Directeur de l’Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN)





Jean VILLIEN : Chargé d’études Environnement à l’Agence d’Urbanisme de Lyon de 1980 à 1990 – Directeur de la mission Écologie Urbaine de la Délégation Générale au Développement Urbain du Grand Lyon depuis 1990





Jacky VIEUX : Directeur des affaires culturelles de la ville de Givors de 1982 à 1989 – Directeur de la Maison du Fleuve Rhône depuis 1989






L’élaboration de la charte de l’écologie urbaine

Jean VILLIEN : Chargé d’études Environnement à l’Agence d’Urbanisme de Lyon de 1980 à 1990 – Directeur de la mission Écologie Urbaine de la Délégation Générale au Développement Urbain du Grand Lyon depuis 1990





Yves VERILHAC : Directeur de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) de 1981 à 1991 – Conseiller en écologie urbaine auprès du président de la Communauté Urbaine de Lyon de 1991 à 1995 – Chargé de la création puis directeur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche de 1996 à 2005 - Directeur de l’Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN)






Les orientations de la charte de l’écologie urbaine

Jean VILLIEN : Chargé d’études Environnement à l’Agence d’Urbanisme de Lyon de 1980 à 1990 – Directeur de la mission Écologie Urbaine de la Délégation Générale au Développement Urbain du Grand Lyon depuis 1990





Michel REPPELIN : Maire de Collonges au Mont d’Or et Conseiller communautaire depuis 1995 – Vice-président chargé de l’environnement de 2001 à 2008 – Vice-président chargé du développement durable depuis 2008 – Président du Comité de Coordination pour la Contrôle de la pollution Atmosphérique dans la Région Lyonnaise (COPARLY) – Président du groupe Risques du Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles et des Risques dans l’Agglomération Lyonnaise (SPIRAL)






La portée de la charte de l’écologie urbaine

Bruno CHARLES : Directeur de la maison rhodanienne de l’environnement de 2005 à 2008 – Vice-président du Grand Lyon chargé de la démarche prospective en matière énergétique et du pilotage et de l’animation des outils du développement durable (agenda 21, plan climat, plan éducation au développement durable, observatoire des changements écologiques) depuis 2008





Yves VERILHAC : Directeur de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) de 1981 à 1991 – Conseiller en écologie urbaine auprès du président de la Communauté Urbaine de Lyon de 1991 à 1995 – Chargé de la création puis directeur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche de 1996 à 2005 - Directeur de l’Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN)





Jean VILLIEN : Chargé d’études Environnement à l’Agence d’Urbanisme de Lyon de 1980 à 1990 – Directeur de la mission Écologie Urbaine de la Délégation Générale au Développement Urbain du Grand Lyon depuis 1990



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