L’économie lyonnaise dans l’élan des trente glorieuses



Publié dans l'épisode n°0 - L'agglomération avant la Communauté Urbaine le Vendredi 30 janvier 2009.
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L'industrie dans la ville (© Agence d'urbanisme - Lyon)

Nous sommes au cœur de la période dite des « Trente Glorieuses ». Reconstruit, bénéficiant d’un effet de rattrapage technologique vis-à-vis des Etats-Unis et stimulé par l’émergence de la consommation de masse, l’appareil industriel est entré dans une phase d’expansion sans précédent. Les villes françaises s’efforcent de répondre au rythme particulièrement soutenu de la croissance économique. Elles créent des zones industrielles et accueilleront bientôt leurs premiers supermarchés et hypermarchés.

Durant tout le 19ème siècle et le début du 20ème, l’agglomération lyonnaise s’est affirmée comme un territoire moteur de la révolution industrielle, dans les secteurs de l’énergie (hydraulique, électricité), du textile, de la chimie, de la pharmacie, des transports (chemins de fer, automobile). Si elle change de dimension pour répondre aux nouveaux marchés domestiques et à l’internationalisation croissante des échanges, la base industrielle lyonnaise n’a pas pris le train des nouvelles technologies (électronique, informatique, aéronautique…) et des services aux entreprises. Ceci est d’autant plus préjudiciable que la fonction de commandement qu’exerce Paris sur l’économie nationale ne va cesser de se renforcer durant les années 1960 et 1970.


Témoignages de Pierre-Yves TESSE

Pierre-Yves TESSE : Chargé d’études à l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM) de 1966 à 1973 ; Chargé de mission à l’Agence de Développement Economique de la Région lyonnaise (ADERLY) de 1973 à 1990 ; Directeur de l’Animation Economique et de l’Aménagement à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) de 1990 à 2006


Témoignage de Franck SCHERRER : “La densité du tissu industriel donne une ambiance ouvrière à l’agglomération”

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise



Des exemples d’entreprises lyonnaises championnes de l’exportation



Témoignages de Pierre-Yves TESSE et de Charles DELFANTE : “On prend conscience que le développement de Lyon passe aussi par les services”

Pierre-Yves TESSE : Chargé d’études à l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM) de 1966 à 1973 ; Chargé de mission à l’Agence de Développement Economique de la Région lyonnaise (ADERLY) de 1973 à 1990 ; Directeur de l’Animation Economique et de l’Aménagement à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) de 1990 à 2006
Charles DELFANTE (1926-2012) : Ancien directeur de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL) et de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), Conseiller permanent auprès de l’agence d’urbanisme de Lyon





Présentation de la raffinerie de Feyzin

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Témoignage de Jean PELLETIER : “Le premier hypermarché de l’agglomération a été incendié”

Jean PELLETIER : Agrégé de géographie ; Professeur de géographie à l’Université Lumière Lyon II de 1958 à 1994 ; Conseiller permanent auprès de l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM), de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL), de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), de l’agence d’urbanisme de Lyon, de la Communauté Urbaine de Lyon



Le cinquantenaire de l’usine Calor de Lyon (1967)



Un commentaire pour “L’économie lyonnaise dans l’élan des trente glorieuses”

  1. Serge-S. DERDERIAN | Vendredi 30 janvier 2009 à 4:36

    Pour être d’origine viennoise et avoir mené mes études supérieures à Lyon dans la charnière 1969/1974, les propos qui nous sont donnés entendre sont un témoignage extrêmement précis de l’ambiance du tissu industriel lyonnais.
    Je me souviens parfaitement de l’implantation de CARREFOUR qui a réellement été accueilli froidement: beaucoup opposait cette forme de distribution assez fruste et débarrassée des chatoyantes présentations qui pouvaient être trouvées et appréciées chez LES NOUVELLES GALERIES de BRON-PARILLY, des GALERIES LAFAYETTES de la place des Cordeliers, etc. au profit de prix voulus attractifs; il a fallu presque un dizaine d’années pour asseoir cette nouvelle forme de distribution, le choc pétrolier du début des années 1970 y ayant certainement bien contribué.
    Sur un autre plan, pour avoir créé une entreprise de services qui m’aidait à financer mes études à cette période, il est vrai que les usines regorgeaient d’ouvriers. Les zones industrielles se déployaient et les déserrements permettaient effectivement un développement puissant dans la ZI de Vénissieux-Mions-Corbas, de Saint-Priest Mi-Plaine; un frémissement bien perceptible à Genay-Neuville, etc. D’une manière générale, les que j’étais menées à proposer étaient fréquemment très bien perçues, preuve d’un dynamisme flagrant de l’économie de cette période.

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