Une préoccupation croissante depuis les années 2000 : mieux faire dialoguer les politiques d’urbanisme sectorielles



Publié dans l'épisode n°9 - Les politiques d’aménagement urbain le Jeudi 8 avril 2010.
photo

L'éco-quartier des Hauts de Feuilly à Saint-Priest (© Agence d'urbanisme - Lyon)

A la suite de l’adoption du schéma directeur Lyon 2010 au début des années 1990, le Grand Lyon va élargir significativement le périmètre de ses compétences de maitre d’ouvrage en matière d’urbanisme avec la mise en place de services dédiés à la politique de la ville, l’habitat, les déplacements, l’écologie urbaine, etc. Cet élargissement thématique va faire évoluer la question de l’aménagement urbain vers une logique plus transversale que spatiale. Alors que la démarche de renouvellement urbain tend à se banaliser pour concerner potentiellement l’ensemble de l’agglomération, chaque politique sectorielle va formuler un certain nombre d’objectifs transversaux aux différentes opérations d’aménagement : promouvoir des modes de déplacements alternatifs à la voiture, répartir le logement social, développer les espaces verts et les ressources naturelles, etc.

Aujourd’hui, avec la montée en puissance du concept de développement urbain durable dans les années 2000, cette approche sectorielle est en train d’évoluer. Les différentes politiques d’urbanisme mises en œuvre jusqu’à aujourd’hui constituent autant d’ingrédients d’un projet de développement durable dont l’unité reste encore à consolider. L’articulation de ces politiques entre elles mais aussi avec les autres domaines d’action communautaires tels que les services urbains et le développement économique apparait comme un levier incontournable pour permettre au Grand Lyon d’être à la hauteur des enjeux du développement durable. L’essor du concept d’éco-quartier peut ainsi être considéré comme le reflet d’une volonté d’aller vers une approche plus intégrée des politiques d’urbanisme.



Depuis les années 1990, la montée en puissance de différents enjeux d’urbanisme

Jean-Charles CASTEL: Chargé d’études puis directeur du département planification, prospective et transport à l’agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise de 1991 à 2000 – Chef de groupe Observation urbaine au Centre d’Études sur les réseaux les transports l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU)



Le développement durable suppose davantage de cohérence dans l’acte d’aménagement quotidien

Jean-Charles CASTEL: Chargé d’études puis directeur du département planification, prospective et transport à l’agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise de 1991 à 2000 – Chef de groupe Observation urbaine au Centre d’Études sur les réseaux les transports l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU)





Patrick CLANCY: Chargé d’études à l’atelier d’urbanisme puis à l’agence d’urbanisme de la Communauté Urbaine de 1975 à 1981 – Attaché au sein des services juridiques jusqu’en 1985 – Directeur des services juridiques jusqu’en 1992 – Responsable du service de l’urbanisme réglementaire au sein de la DGDU





Corinne TOURASSE: Responsable du Service aménagement et transports à la Direction Régionale de l’Equipement de 1997 à 2002 – Conseiller technique en charge de l’aménagement et des transports au cabinet du Président du Grand Lyon jusqu’en 2005 – Directrice de la prospective et de la stratégie d’agglomération jusqu’en 2008 – Directrice de la planification et des politiques d’agglomération (DPPA) au sein de la Délégation Générale au Développement Urbain (DGDU)



Laisser un commentaire