2003-2007 : les retrouvailles avec le Rhône signent un nouvel espace public emblématique pour l’agglomération lyonnaise



Publié dans l'épisode n°9 - Les politiques d’aménagement urbain le Jeudi 8 avril 2010.
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Les berges du Rhône en 2002 (© Agence d'urbanisme - Lyon)

L’idée de reconquérir les berges du Rhône pour en faire un espace public digne de ce nom ne date pas d’hier. Dès le milieu des années 1980, un colloque « Ville et fleuve » organisé par la Communauté Urbaine fait émerger la nécessité de remettre en valeur le patrimoine fluvial sur l’ensemble de l’agglomération. L’idée fera son chemin lentement. Il aura fallu attendre le début des années 2000 et le premier mandat de Gérard Collomb pour voir prise la décision d’enlever les voitures des berges pour les rendre aux grands lyonnais.

Dès le départ, les potentialités du site imposent plusieurs idées-force à l’imagination des concepteurs du futur projet de réaménagement : créer un sillon de nature entre ville et fleuve et reliant le parc de la Tête d’or au parc de Gerland ; favoriser les circulations douces; proposer un espace de convivialité et de détente. En février 2003, le projet du groupement In Situ / Jourda / Coup d’éclats est retenu par la Communauté Urbaine. Ses grands principes sont notamment : des bandes de cheminement inscrites au sol à l’intention des cyclistes et des piétons ; le respect de l’identité des quartiers traversés par un jeu de séquences variées mêlant surfaces minérales et végétales ; une transformation progressive et maitrisée du site. La concertation organisée tout au long du projet a permis de faire évoluer le projet avec en particulier l’augmentation des surfaces végétales, l’assouplissement des parcours piétonniers et cyclables, le renforcement des accès aux berges. Parallèlement au réaménagement proprement dit des berges, de nouveaux parkings souterrains sont construits pour pallier à la disparition de l’offre de stationnement des berges du Rhône (parking de la Fosse aux ours, parking Morand).

Dès leur ouverture au printemps 2007, les nouvelles berges du Rhône rencontrent immédiatement un grand succès auprès des habitants. Voilà un nouveau lieu de détente et d’évasion en plein centre de l’agglomération. Pour l’heure, l’intensité de sa fréquentation ne semble pas nuire à sa qualité d’ensemble. Au-delà, les berges du Rhône deviennent un nouvel emblème du savoir-faire lyonnais en matière d’espace-public, une nouvelle vitrine à l’échelle des métropoles européennes.





Michel RIVOIRE : Ingénieur-Urbaniste de l’Etat de 1971 à 1981 (Centre d’Etudes Techniques de l’Etat de l’Isle d’Abeau, Service d’études et d’aménagement de la montagne à Chambéry, direction de l’équipement de l’Ain, Service de l’urbanisme à Paris) – Responsable des opérations d’urbanisme (régie directe et opérations conventionnées) à la Communauté Urbaine de Lyon de 1981 à 1984 – Directeur du Département Développement de 1984 à 1989 – crée et prend la direction de l’Agence régionale d’aménagement et de développement (TRACES) du Conseil Régional Rhône-Alpes de 1989 à 1994 – crée et prend la direction du GIP Transalpes chargé des premières études du TGV Lyon-Turin de 1994 à 2001 – Directeur du technopôle Savoie-Technolac de Chambéry de 2001 à 2002





Annie TARDIVON : Conceptrice de plusieurs réalisations architecturales et paysagères d’envergure sur l’agglomération lyonnaise (Berges du Rhône, jardin du Fort Saint Jean, place du 8 mai 1945 et jardin des Charmettes à Lyon, Place Lazare Goujon à Villeurbanne, etc.) – Directrice de l’agence d’architecture et de paysage In Situ (Lyon)





Jean-Pierre CHARBONNEAU : Chef de Projet des Minguettes de 1987 à 1989 – Conseiller technique d’Henry Chabert, ancien Adjoint à l’urbanisme et Vice-Président de la Communauté Urbaine en charge de l’urbanisme de 1989 à 2001 (politique d’aménagement des espaces publics de l’agglomération, politique de développement des quartiers difficiles, montage d’opérations complexes (TC, lumière, festival des lumières) – Conseiller technique de Gilles Buna, Adjoint à l’urbanisme de Lyon, Vice-Président du Grand Lyon chargé de l’urbanisme depuis 2001 (Plan lumière, berges du Rhône, déplacements…)





Bruno DUMETIER : participe à différents projets d’architecture sur l’agglomération lyonnaise dans les années 1980 et 1990 (réhabilitions de logements sociaux, université, immeubles de bureaux, bâtiments publics, etc.) – Architecte Conseil auprès de la communauté urbaine de Lyon pour le secteur du Franc Lyonnais (10 communes) de 1993 à 2003 – Membre du conseil d’administration du CAUE du Rhône depuis 1996 – Membre de la commission départementale des sites, perspectives et paysage du département du Rhône depuis 1999 – Architecte-Urbaniste en Chef du « Carré de Soie » à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin - Directeur de l’agence d’architecture Dumetier Design (Lyon)



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