Le tournant des années 1970 sonne le glas de la pensée urbaine moderniste et fonctionnaliste



Publié dans l'épisode n°9 - Les politiques d’aménagement urbain le Jeudi 8 avril 2010.
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Urbanisme de dalles à la Part-Dieu à Lyon (© Agence d'urbanisme - Lyon)

On se rend compte que ce ne sont pas les solutions radicales en vogue dans les banlieues qui vont permettre le renouveau du centre de l’agglomération. Le principe de la tabula rasa de la rénovation urbaine qui fascine l’architecture des trente glorieuses se trouve de plus en plus contesté sur le fond et sur la forme. Sur le fond, la production industrielle de nouveaux tissus urbains ne peut plus trouver justification dans la vigueur de la croissance urbaine : les naissances et les flux migratoires connaissent une chute brutale dans la première moitié des années 1970. Sur la forme, dès les années 1960, les conséquences néfastes des politiques dites de « rénovation » sont dénoncées : destruction de l’habitat ancien qui rejette à la périphérie les populations modestes, fragilisation du petit commerce et de l’artisanat de centre-ville, reniement de la rue traditionnelle au profit d’un urbanisme de dalles et de zones qui séparent les fonctions et les flux, choix architecturaux en rupture totale avec le tissu urbain traditionnel.

A Lyon, ce sont les associations de quartier qui vont, de façon pionnière, remettre en cause le modernisme triomphant. La société civile lyonnaise va en effet jouer un rôle décisif dans l’arrêt ou l’atténuation d’un certain nombre de projets de réaménagement porté par Louis Pradel au profit d’un processus de préservation du bâti existant et des populations en place. 1964 sonne leur première victoire : à la demande des associations et en application de la loi Malraux de 1962, le « Vieux-Lyon » devient le premier secteur sauvegardé créé en France.





Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise





Catherine GRANDIN-MAURIN : Directrice du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) du Rhône depuis sa création en 1980





Bruno DUMETIER : participe à différents projets d’architecture sur l’agglomération lyonnaise dans les années 1980 et 1990 (réhabilitions de logements sociaux, université, immeubles de bureaux, bâtiments publics, etc.) – Architecte Conseil auprès de la communauté urbaine de Lyon pour le secteur du Franc Lyonnais (10 communes) de 1993 à 2003 – Membre du conseil d’administration du CAUE du Rhône depuis 1996 – Membre de la commission départementale des sites, perspectives et paysage du département du Rhône depuis 1999 – Architecte-Urbaniste en Chef du « Carré de Soie » à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin - Directeur de l’agence d’architecture Dumetier Design (Lyon)





François BREGNAC : Chargé d’études à l’Agence d’urbanisme de Lyon de 1979 à 1990 – Responsable du département Environnement et projet urbain de 1990 à 1996 – Directeur scientifique en 1996 – Directeur général de 1997 à 2001 – Directeur général adjoint depuis 2001



La renaissance du vieux Lyon (1961)



Premier coup de pioche à la rue Mercière (1964)



1968, le président de l’association du vieux Lyon, lauréat des chefs d’œuvre en péril



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