Une première préoccupation : consolider les infrastructures permettant à Lyon d’être ouverte sur le monde



Publié dans l'épisode n°8 - L’agglomération retrouve une ambition internationale le Lundi 11 janvier 2010.
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Le parc des expositions Eurexpo à Chassieu (© Agence d'urbanisme - Lyon)

Placée dans une situation charnière entre l’Europe du Nord et celle du Sud, Lyon apparait comme un des points de passage obligés entre les régions européennes densément peuplées et actives qui constituent le centre de gravité de l’Europe économique et, d’autre part, la façade méditerranéenne. Mais elle est également un point de contact avec l’Europe alpine de la Suisse, de l’Autriche et du nord de l’Italie. Placée à l’intersection de ces différents ensembles, Lyon semble appelée à devenir un nœud majeur du système urbain européen. Dans cette perspective, les infrastructures de transports apparaissent comme un enjeu stratégique. Relevant d’abord des décisions, compétences et moyens de l’Etat, celui-ci va donner lieu à de multiples projets d’infrastructures depuis l’après-guerre. En ce milieu des années 1980, le carrefour lyonnais apparait plutôt bien doté : Lyon est au centre d’un réseau autoroutier qui rayonne sur un vaste espace et peut compter sur la proximité du nouvel aéroport Lyon-Satolas inauguré en 1975 et la mise en service en 1983 de la gare de la Part-Dieu qui coïncide avec l’ouverture de la ligne de TGV Lyon-Paris. D’autres aménagements viendront compléter le tableau, en particulier dans le domaine ferroviaire avec la mise en service en deux temps – jusqu’à Valence en 1994 et jusqu’à Marseille en 2001 – de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Rhône-Alpes Méditerranée. Contournant de l’agglomération lyonnaise par l’est et desservant au passage la gare de Satolas, elle prolonge vers le sud la ligne Paris-Lyon.

A partir des années 1980, les efforts des acteurs lyonnais vont surtout porter sur le développement de la capacité de l’agglomération à « accueillir le monde ». Deux réalisations d’envergure verront le jour. Construit sur la commune de Chassieu, le parc des expositions « Eurexpo » est inauguré en 1984. Depuis, Eurexpo a acquis une grande notoriété en matière d’accueil d’événements professionnels nationaux et internationaux et de salons grand-public (plus de 15 000 exposants et plus de 1,5 millions de visiteurs accueillis par an). En 1995, ce sont les premiers bâtiments de la Cité Internationale qui sont inaugurés. Ils viennent compléter l’infrastructure de l’agglomération d’un palais des congrès de 2 000 places, de bureaux haut de gamme et d’un musée d’art contemporain, auxquels s’ajouteront progressivement un hôtel de prestige, des logements de grand standing, un amphithéâtre de grande capacité (salle 3000), etc.

Dans les années à venir, la mise en service de la ligne de tramway reliant la gare de la Part-Dieu à l’aéroport Saint-Exupéry et, à plus long terme, de la LGV Lyon-Turin permettra de renforcer encore l’ouverture de la métropole lyonnaise aux échanges avec le reste du monde.



1981, l’impact de l’arrivée du TGV sur l’agglomération lyonnaise en question

Source: INA





Marc BONNEVILLE : ancien directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’Université Lyon 2 de 1991 à 2005 – auteur de l’ouvrage « Lyon, Métropole régionale ou eurocité ? » – Membre du Conseil de Développement de Saint-Etienne Métropole depuis 2006





Henry CHABERT : Conseiller municipal de Lyon et conseiller communautaire de 1983 à 1989 en charge du développement social des quartiers – Adjoint au maire de Lyon et vice-président à la Communauté Urbaine en charge de l’aménagement et du développement urbain de 1989 à 2001 – Président de l’agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise de 1995 à 2001



1983, premier voyage commercial du TGV entre Paris et Lyon



1994, la nouvelle gare TGV de Lyon Satolas



1997, évocation du projet de ligne TGV entre Lyon et Turin

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