La Part Dieu (1971-) : doter Lyon d’un centre d’affaires d’envergure



Publié dans l'épisode n°7 - Les grands projets urbains le Lundi 28 décembre 2009.

Dès l’élection de Louis Pradel au poste de maire de Lyon en 1957, les terrains de la caserne militaire de la Part-Dieu sont convoités par la mairie pour répondre au besoin aigu de logement de l’époque. Alors que la municipalité s’engage dans un processus d’acquisition du site, l’émergence d’une politique nationale d’aménagement du territoire à partir des années 1960 va transformer cette ambition initiale. La toute nouvelle Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR) estime que le renforcement de l’économie nationale passe par une meilleure répartition du développement économique sur le territoire et une amélioration de l’environnement des entreprises (équipements, infrastructures, services, etc.). Dans ce cadre, Lyon doit devenir une « métropole d’équilibre » accueillant des fonctions de commandement économique permettant d’éviter le recours à la capitale.

Alors que le centre-ville existant est à l’étroit sur la presqu’ile et relativement sous-équipé, la constitution de ce « centre d’affaires » nécessite de créer un deuxième centre-ville. Plusieurs sites seront envisagés, ce sera finalement celui de la Part-Dieu qui sera retenu, exprimant le déplacement vers l’Est du centre de gravité de Lyon et de son agglomération. Selon le premier programme réalisé par la SERL, le nouveau quartier doit comporter un centre administratif des services de l’Etat et de la collectivité, un centre d’affaires, un centre culturel disposant de plusieurs équipements, des logements ainsi qu’une gare centrale. Ce projet multifonctionnel connaitra plusieurs modifications jusqu’au début de la phase opérationnelle en 1968. Les premiers bureaux sont livrés à partir de 1971. La livraison de la tour du Crédit Lyonnais en 1977 marque la fin de la première phase de l’aménagement de la Part-Dieu. Le nouveau quartier devient prototype en France des centres administratifs et tertiaires devant se construire dans les « métropoles d’équilibre ». Il cumule alors les superlatifs : plus grands centre commercial et bibliothèque d’Europe, plus haute tour d’Europe (le « crayon »), auditorium est unique en France, etc. Une seconde phase d’aménagement suivra dans les années 1980 avec notamment la construction de la gare de la Part-Dieu.

Aujourd’hui, la Part-Dieu s’impose comme le premier quartier d’affaires de l’agglomération et le second quartier d’affaires de France après la Défense. La poursuite de son développement appelle une nouvelle phase de (ré)aménagement. Dans les années à venir, le Grand Lyon souhaite accroître la puissance économique du site par la construction de nouveaux programmes immobiliers, préserver l’équilibre entre les différents modes de transport, poursuivre le développement et la requalification paysagère des espaces publics, accroitre la qualité résidentielle du quartier.



Présentation du projet de la Part-Dieu par Charles Delfante (1964)



La démolition des bâtiments de La Part Dieu (1968)



L’origine du projet et le programme initial

Charles DELFANTE (1926-2012) : Ancien directeur de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL) et de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), Conseiller permanent auprès de l’agence d’urbanisme de Lyon



Les modifications successives de la philosophie du projet



1968, Louis Pradel, Benoit Carteron et Max Moulins commentent le début des travaux de la Part Dieu

Le chantier du quartier de La Part Dieu (1970)



Plusieurs dirigeants d’entreprises et de banques évoquent leur future implantation à la Part Dieu (1970)



Le renouveau de la Part-Dieu aujourd’hui

François BREGNAC : Chargé d’études à l’Agence d’urbanisme de Lyon de 1979 à 1990 – Responsable du département Environnement et projet urbain de 1990 à 1996 – Directeur scientifique en 1996 – Directeur général de 1997 à 2001 – Directeur général adjoint depuis 2001





Albert CONSTANTIN : Concepteur de plusieurs réalisations et restructurations architecturales d’envergure sur l’agglomération lyonnaise (tour Incity, stade de Gerland, halle Tony Garnier, manufacture de tabacs, etc.) - Directeur de l’agence d’architecture Atelier de la Rize (Lyon)



Le retour des tours dans les centres-villes



Laisser un commentaire