La légitimité de la Communauté Urbaine est aujourd’hui largement reconnue



Publié dans l'épisode n°1 - La création de la Communauté Urbaine le Vendredi 30 janvier 2009.

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La construction de l'Hôtel de Communauté. Au premier plan, Monsieur Henri Meulet, secrétaire général de la Communauté Urbaine de 1969 à 1989


Objet de multiples fantasmes, craintes et attentes au moment de sa création, la Communauté Urbaine bénéficie-t-elle aujourd’hui d’une image plus favorable ? Il semble que le bien fondé de son existence soit maintenant établi. Son utilité apparait incontestable même si elle parait plus relative pour certaines compétences. La légitimité que détient désormais la Communauté Urbaine auprès des élus des communes reste cependant à affermir du coté des habitants. Ceux-ci demeurent peu au fait des réalisations communautaires.






Témoignage d’André GERIN : “La Communauté Urbaine n’a aucune légitimité républicaine”

André GERIN : Maire de Vénissieux depuis 1985 ; Conseiller communautaire de 1985 à 2007 ; Vice-président de la Communauté urbaine de 2001 à 2006 (en charge de la sécurité et de la tranquillité publique)



Témoignage de Bruno POLGA : “La Communauté Urbaine n’oublie aucune commune”

Bruno POLGA : 1er adjoint au Maire de Saint-Priest de 1977 à 1983, Maire de Saint-Priest de 1983 à 2003, Conseiller communautaire de 1983 à 2008, Vice-président de la Communauté Urbaine de 1995 à 2008 (en charge successivement de l’eau et de l’assainissement, de l’habitat, de la propreté)


Témoignage de Pierre-Yves TESSE : “Les fonctions dévolues à la Communauté Urbaine font consensus”

Pierre-Yves TESSE : Chargé d’études à l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM) de 1966 à 1973 ; Chargé de mission à l’Agence de Développement Economique de la Région lyonnaise (ADERLY) de 1973 à 1990 ; Directeur de l’Animation Economique et de l’Aménagement à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) de 1990 à 2006



Témoignage de Franck SCHERRER : “Une légitimité incontestable vis-à-vis des élus mais plus incertaine pour ce qui concerne les habitants “

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise



Un commentaire pour “La légitimité de la Communauté Urbaine est aujourd’hui largement reconnue”

  1. Serge-S. DERDERIAN | Vendredi 30 janvier 2009 à 1:16

    La légitimité de la Communauté Urbaine est aujourd’hui plus largement reconnue qu’au moment de sa création car les utilisateurs ont appris, ensemble, à l’utiliser. “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”.
    Toutefois, cette évolution est à analyser sur au moins trois plans:
    1°)les élus ont appris à utiliser certains outils techniques que leurs savoirs partagés a potentialisé. Parallèlement à cela, des enjeux politiques au sein de la communauté leur ont parfois permis ou aider à exercer leur pouvoir en usant de nouveaux réseaux. Aujourd’hui, il est impensable que la position de chacun d’entre-eux, équilibrée avec ce nouveau réseau, puisse être remise en question puisque la position de chacun tient compte de cet échiquier.
    2°) pour ce qui concerne ceux que Franck SCHERRER dénomme “les citoyens actifs”: ils disposent, avec la communauté urbaine, de moyens techniques sans commune mesure avec ceux précédemment en place; d’une organisation méthodique permettant une rationalisation structurante des objectifs à court, moyen et long terme. Ainsi, la légitimité reste bien apparente, souffrant toutefois parfois de cette impression de “routine bureaucratique”.
    3°) il n’en est pas de même pour le citoyen “de base” qui ne comprend pas forcément le rôle de cet outil, apparemment très éloigné de ses préoccupations immédiates, parfois même apparemment très éloigné géographiquement de son lieu d’habitation. A ce titre, l’intervention d’André GERIN est assez explicite quant au fait que la Communauté Urbaine puisse souffrir, auprès du citoyen de base, d’être élue au second degré. Un défaut de communication et de pédagogie est certainement la cause de ce manque de reconnaissance de légitimité relatif auprès des habitants.

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