La fin des « Trente glorieuses » (1945-1975) annonce une amplification du pouvoir d’agglomération



Publié dans l'épisode n°4 - L'affirmation du pouvoir d'agglomération le Vendredi 19 juin 2009.
photo

Courlyno, mascotte de la Communauté Urbaine dans les années 1980

A partir du milieu des années 1970, la France connait un certain nombre de mutations de fond, sur les plans économique, social comme institutionnel. Le constat s’impose de la fin des « Trente Glorieuses » : le modèle de l’industrie de masse – production et consommation standardisées – bat de l’aile avec la fin du baby-boom, l’évolution des comportements de consommation et l’accroissement de la concurrence internationale. La montée du chômage qui s’enclenche ne semble pouvoir être enrayée et pose des questions sociales inédites. La crise qui s’ouvre va montrer les limites du volontarisme d’Etat dans sa capacité à piloter les grands équilibres économiques à partir d’un cockpit central.

Ces évolutions auront un fort retentissement local. Avec le processus de décentralisation qui s’engage à partir des années 1980, l’Etat renonce à son pouvoir prescripteur sur le devenir des territoires et réduit du même coup son engagement financier dans les projets locaux. Les collectivités territoriales se retrouvent progressivement en premier ligne : l’heure est au « développement local ». Ce changement met en tension la capacité de réaction des communes. Il laisse également augurer d’un renforcement des logiques intercommunales, la solidarité d’agglomération apparaissant comme un levier à mobiliser pour construire des stratégies de développement.



Témoignages de Bernard JOUVE

Bernard JOUVE (1965-2009) : Directeur du Laboratoire de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (R.I.V.E.S.) de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (ENTPE) ; Coordonnateur de la Chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté »
Hommage de l’Association Française de Science Politique



Laisser un commentaire